eFoil à Serre-Ponçon

Serre-Ponçon et Sainte-Croix, lacs de barrage des Alpes du Sud dont les règlements oublient l’eFoil, avec deux bases sur le premier et une école au bord du Verdon

Mis à jour le

Serre-Ponçon et Sainte-Croix sont deux lacs de barrage, chacun avec son règlement, et le mot eFoil ne figure dans aucun des deux. Entre les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence, Serre-Ponçon a deux bases qui vendent des séances sur planches Fliteboard, sous un arrêté interpréfectoral de mai 2026 où l’on croise des jet-skis, des vélos foil et des hydravions, mais aucune planche électrique à foil. Au lac de Sainte-Croix, dans le Verdon, le texte de 2017 n’admet que le moteur électrique, puis interdit quelques articles plus loin « toutes les activités motorisées [...] nautiques ».

Les articles sont cités avec leur numéro et leur date. Là où un texte se tait, on le dit, et ce que nous en déduisons est signalé comme notre lecture, rien de plus. Pas un avis juridique, donc : la réponse qui engage, ce sont les services listés en bas de page qui la donnent, par écrit.

Surface d’eau turquoise en gros plan, sans personne ni rivage (photo d’illustration, ce n’est pas Serre-Ponçon ni Sainte-Croix)
Photo d’illustration : une eau de lac, pas celle de Serre-Ponçon.

Ce que dit, article par article, l’arrêté de Serre-Ponçon

Le Code des transports, pour les eaux intérieures, laisse l’eFoil de côté : son article R4241-60 renvoie les sports nautiques aux « dispositions particulières fixées par les règlements particuliers de police ». À Serre-Ponçon, ce règlement porte deux numéros, un par préfecture : n° 05-2026-05-18-00009 pour les Hautes-Alpes, n° 2026-138-013 pour les Alpes-de-Haute-Provence, tous deux du 18 mai 2026. Il couvre la retenue et le plan d’eau d’Embrun, et son article 9 abroge ceux du 7 juillet 2025 : le texte est repris chaque année. Le SMADESEP, syndicat mixte qui gère le lac, y renvoie avec sa « Carte de navigation 2026 ».

Selon son article 2, la retenue « n’est pas inscrite à la nomenclature des voies navigables ou flottables » : on y navigue « aux risques et périls des usagers », après les besoins d’EDF, qui exploite le barrage. Plus haut, l’article 1 fait entrer la Division 240 « pour les embarcations qui ne sont pas définies dans le RGP ou l’arrêté du 10 février 2016 ».

Le seul foil de l’arrêté est un vélo

Cherche « eFoil », « planche » ou « foil à moteur » dans l’arrêté : rien. Le seul foil du texte est le vélo foil de l’article 5.11, « un hydroptère classé dans la catégorie des engins de plage », admis dans la bande de rive de la baie de Chanteloube selon l’annexe 2025.

Le passage qui compte se trouve page 15. L’article 5.6 dit : « Les embarcations répondant à la définition des véhicules nautiques à moteur à l’exception de l’appareil de propulsion interne, remplacé par un moteur électrique, sont soumises aux prescriptions du présent article relatif aux véhicules nautiques à moteur. » Ces prescriptions tiennent en trois phrases. La navigation des VNM est « interdite, sauf dans la zone d’évolution spécifique » du schéma directeur (5.6.1). Elle y est permise « chaque jour de 10 heures au coucher du soleil ou au plus tard à 20 heures » (5.6.2). Et cette zone « n’est pas réservée à l’usage exclusif des VNM » (5.6.3).

Reste à savoir ce qu’est un véhicule nautique à moteur. Le Code des transports répond à l’article R5113-7, 3° : un engin de moins de 4 mètres « équipé d’un moteur de propulsion qui entraîne une turbine constituant sa principale source de propulsion ». Une turbine, donc un jet. La plupart des eFoils tournent sur une hélice. Quelques-uns ont un jet.

Notre lecture, maintenant, et elle n’engage que nous. L’article 5.6 garde la turbine et ne remplace que le moteur : une planche électrique à jet tomberait sous le régime des VNM, zone dédiée seulement, de 10 heures au coucher du soleil, 20 heures au plus tard. Un eFoil à hélice n’est pas un VNM au sens du code, et l’arrêté n’a pas de formule fourre-tout du genre « engin similaire ». Aucun article ne l’interdit, aucun ne l’autorise : le statut reste flou. Ni la DDT des Hautes-Alpes, ni celle des Alpes-de-Haute-Provence, ni le SMADESEP n’ont pris position en public, à notre connaissance.

Quant à l’article 3.9, qui ferme le lac « aux engins à sustentation hydropropulsés et aux hydravions », il vise les engins soulevés par un jet d’eau, du genre flyboard. Y voir une interdiction de l’eFoil serait, pour nous, un contresens.

La nuit, l’article 3.12 admet la navigation entre 774 et 780 m NGF, balisage en place. Si la Division 240 s’applique à une planche à moteur par le jeu de l’article 1, sa règle de jour seulement vaut aussi, à notre avis.

Les zones du lac, de la bande de rive au plan d’eau d’Embrun

La bande de rive fait 100 mètres « lorsqu’elle n’est pas matérialisée », sinon elle suit la ligne de bouées (article 3.6), et on y avance à 5 km/h. Au large, la limite est de 60 km/h de jour, 25 km/h de nuit, et 15 km/h de jour quand la visibilité tombe sous 300 mètres (article 3.10).

L’annexe 2025 (celles de 2026 ne sont pas publiées) place la zone des VNM au large du Sauze-du-Lac et d’Ubaye-Serre-Ponçon, dans la branche de l’Ubaye et vers Rousset. On n’y entre que par la cale de Port Saint-Pierre ou par l’ancienne plateforme de la RD 57, en suivant le chenal traversier.

Le plan d’eau d’Embrun, lui, est fermé aux moteurs : « La circulation de tout bateau à moteur est interdite », sauf secours et cas autorisés, toujours selon l’annexe 2025. Près du barrage, à Rousset, un périmètre de 300 mètres est « matérialisé par des bouées ».

Qui peut piloter, et sous quel papier

L’article 3.2 est le seul à fixer un âge : « La conduite de tout engin motorisé ne nécessitant pas de permis est interdite à toute personne âgée de moins de 16 ans révolus à l’exception de la pratique exercée dans le cadre d’une activité autorisée par autorisation d’occupation temporaire (AOT). » Pour un ado, tout dépend donc du cadre de la séance.

Pour toute « activité économique au bénéfice d’un tiers », l’article 5.1 exige d’abord une AOT « activité nomade » du SMADESEP ou un contrat portuaire professionnel. Une séance payante passe par là.

Côté immatriculation, le SMADESEP écrit que sous 2,5 m de coque « aucune immatriculation ni enregistrement ne sont nécessaires quelle que soit la puissance du moteur » ; une planche d’eFoil y entre, à notre sens. Le permis dépend du décret n° 2007-1167 du 2 août 2007, qui l’exige « lorsque la puissance motrice est supérieure à 4,5 kilowatts », dès 16 ans. Aucun texte ne dit comment mesurer celle d’un moteur d’eFoil.

L’équipement que liste le syndicat (aide à la flottabilité, « un moyen de repérage lumineux individuel ») vise les planches à voile, les canoës et le paddle, pas l’eFoil. Le cadre national est sur la page réglementation de l’eFoil.

Lake Surfer et E-surfer, une base sur chaque rive

Le lac est partagé entre deux départements, et les deux vendeurs d’eFoil aussi : un sur la rive des Alpes-de-Haute-Provence, un sur celle des Hautes-Alpes.

Lake Surfer est à la « Plage st vincent les forts, Le Fein, 04340 Ubaye-Serre-Ponçon », dans la branche de l’Ubaye. Briefing, vidéo, puis séance avec « contact radio en temps réel et accompagnement sur l’eau », sur « deux planches Fliteboard de tailles différentes », jusqu’à 100 kg. La base loue aussi des scooters nautiques électriques BlueWay. Sur l’âge minimum, son site et l’office de tourisme ne disent pas la même chose, et seule la base peut trancher.

E-surfer travaille à Savines-le-Lac « Juin à Septembre », et sur l’étang de Berre le reste de l’année. Briefing de 15 minutes, puis 30, 45 ou 60 minutes « encadrées en permanence sur l’eau par un de nos moniteurs », sur Fliteboard Air, Pro ou Air Pro ; l’heure sur Air vise ceux qui volent déjà seuls. E-surfer fait aussi du surf électrique.

Fais glisser le tableau pour voir les autres colonnes

Serre-Ponçon : les formules d’eFoil des deux bases
FormuleLake Surfer (Ubaye-Serre-Ponçon)E-surfer (Savines-le-Lac)
30 min60 €60 € (Pack Découverte, Fliteboard Air, avec moniteur)
45 min75 €75 € (Pack Advanced, Fliteboard Pro)
60 minnon relevée90 € (Pack Ballade, Fliteboard Air, rider autonome)
Carte de 3 × 30 min150 € (nominative)150 €
Planchesdeux Fliteboard de tailles différentesFliteboard Air, Pro, Air Pro
Tarifs affichés sur les sites des deux bases, relevés en septembre 2026 ; ils peuvent changer. Prix par personne et par planche. Lake Surfer : une personne par planche, 100 kg au plus. E-surfer : briefing de 15 minutes avant le temps de navigation.

Aucun des deux sites ne dit dans quelle zone du lac il fait voler ses clients, ni si ses planches tournent sur hélice ou sur jet, le point où la règle bascule selon notre lecture de l’article 5.6. Demande-le en réservant, avec, tant que tu y es, l’autorisation qui couvre la séance (article 5.1). La marque a sa page, Fliteboard, et l’annuaire de la location d’eFoil range ces deux bases avec celles des autres lacs.

Au lac de Sainte-Croix, le moteur électrique admis, les activités motorisées interdites

En droit, c’est la retenue de Fontaine-l’Évêque, barrage de Sainte-Croix-du-Verdon, entre Var et Alpes-de-Haute-Provence. Son règlement est un arrêté inter-préfectoral du 15 juin 2017 (l’article 19 abroge celui du 24 septembre 2009), et le Parc naturel régional du Verdon y renvoie toujours, avec une carte de navigation 2026.

L’article 3.1 semble ouvrir la voie : « Seules les embarcations équipées de moteurs électriques sont autorisées. » L’article 2.3 laisse circuler partout, hors zones interdites et de baignade, les embarcations « non motorisées ou mues par un moteur électrique », et les loueurs n’ont droit qu’aux bateaux électriques (article 3.4).

Puis vient l’article 6 : « Sont interdits sur la retenue et sur ses berges : toutes les activités motorisées d’origine aérienne, la pratique du ski nautique, [...] toutes les activités motorisées terrestres, nautiques ou aquatiques, tous les usages d’engins [...] commandés à distance, la baignade des équidés. »

Comment les concilier ? À nos yeux, les articles 3.1 et 2.3 parlent d’embarcations, de bateaux électriques. L’article 6, lui, interdit « toutes les activités motorisées [...] nautiques », et une séance d’eFoil, à prendre les mots tels quels, en est une. Le texte ne dit pas lequel l’emporte. Nous classons donc la question comme floue, avec une pente nette vers l’interdiction, et nous ne présentons pas Sainte-Croix comme un spot d’eFoil. Côté administration, rien de publié : ni la DDT du Var ni celle des Alpes-de-Haute-Provence, pour autant que nous sachions.

Pour les bateaux, le texte fixe 20 km/h et 18,4 kW au plus, un coupe-circuit (article 4), l’immatriculation au-delà de 5 m ou dès 4,5 kW (article 3.3), la navigation de jour seulement (article 7) et 3 km/h dans la bande des 50 mètres (article 10.1). Dans le résumé du parc, pas un mot sur les foils.

En aval, Quinson et Esparron nomment le foil électrique

Plus bas sur le Verdon, les préfets ont écrit la règle qui manque à Sainte-Croix. D’après les pages du parc, sur le lac de Quinson « La navigation d’engins à foil électrique est interdite ». Sur celui d’Esparron, elle « n’est autorisée que dans la partie ouest du lac d’Esparron ». Dans les Basses Gorges, les foils électriques sont interdits. Le parc cite l’arrêté inter-préfectoral n° 2018-327-003 du 23 novembre 2018, modifié par un arrêté inter-préfectoral du 29 juillet 2024 ; ces lignes viennent du parc, le texte de 2024 lui-même n’a pas été lu.

On pourrait lire l’inverse : puisque les préfets visent les foils électriques à Esparron et à Quinson, Sainte-Croix, muette, leur serait ouverte. Pas selon nous. L’article 6 reste debout.

Sur la rive varoise, Foil in Love a sa base à la « Base nautique des salles sur verdon Plage Margaridon ». Cette « école de foil itinérante et un centre de location d’E-foil » donne cours et location avec « un moniteur diplômé d’état », fait aussi du wingfoil et propose sur demande une « randonnée nautique en E-foil ». Ses eFoils sont annoncés fabriqués en France, sans marque ; à partir de 70 € le cours ou la location (relevé en septembre 2026).

Son site ne nomme pas le lac de Sainte-Croix. Il ne dit pas sur quel plan d’eau ont lieu les séances d’eFoil, ni sous quelle autorisation. Une école itinérante peut travailler ailleurs que devant sa base. Au téléphone, avec l’article 6 en tête, deux questions suffisent : où vole-t-on, et en vertu de quel texte ?

En amont du pont du Galetas, la navigation s’arrête aux bouées jaunes ; au-delà commence l’espace protégé de l’Apron du Rhône.

Un réservoir qui monte et descend

Serre-Ponçon se dit « Premier grand lac artificiel de France » : 1,27 milliard de m³, une surface comparable à celle du lac d’Annecy, 92 km de rives, 19 km de long selon la fédération de voile-aviron. EDF Hydro Méditerranée l’exploite, premier de 16 barrages sur la chaîne Durance-Verdon.

Lac plein, la surface est à 780 m NGF ; la « Cote de compatibilité touristique » est à 775 m. La fonte des neiges remplit la retenue, les lâchers d’été irriguent la basse Durance. La réserve agricole va jusqu’à 200 millions de m³, « dont 156 millions de m3 entre le 1er juillet et le 31 août (soit 6 mètres de marnage) ».

Le niveau baisse donc après l’été, et les hauts-fonds ne sont balisés que jusqu’à 775 m NGF ; plus bas, « attention aux hauts fonds non signalés pouvant apparaître selon le niveau d’eau ». L’aile, sous la surface, les trouve la première. Toutes les cales ne descendent pas aussi bas : 765 m NGF à la capitainerie de Savines, 763,10 m au Bois Vieux à Rousset, 751 m aux Eygoires.

Le vent suit un horaire de montagne. Le Département des Hautes-Alpes décrit autour d’Embrun des « brises thermiques quasi quotidiennes dès la mi-journée et jusqu’en fin d’après-midi » et conseille « de pratiquer le matin » ; le topo de la fédération donne des « Vents dominants : SO (entre mai et septembre) ». Le syndicat prévient aussi : « Lac de montagne : les orages peuvent être soudain et violents ».

Aucune source officielle ne publie la température de l’eau. Pour choisir ta combinaison, demande à la base.

Sainte-Croix, un lac d’eau potable

À Sainte-Croix aussi, « des roches et hauts-fonds peuvent apparaitre, qui ne sont pas balisés », et « Les turbines du barrage de Sainte-Croix peuvent démarrer automatiquement à tout moment ». Quand un Canadair vient écoper, on rejoint la rive la plus proche. Le lac est « une réserve d’eau potable pour toute la Provence ».

En voiture ou en train vers les deux lacs

Gap est à 30 minutes de Serre-Ponçon et la sortie de l’A51 à 45 minutes, d’après l’office de tourisme. En voiture, celui-ci compte 2 heures depuis Marseille, 2 h 30 depuis Grenoble, 2 h 20 depuis Turin. Les gares les plus proches sont Embrun et Chorges, d’où des navettes descendent à la plage de la baie de Chanteloube.

Le SMADESEP tient huit plages publiques « Gratuites, surveillées et aménagées », de Chanteloube à Chorges jusqu’à Ubaye plage, et dix ports ; la capitainerie est quai de la rue Royale, à Savines-le-Lac.

Autour de Sainte-Croix, la carte 2026 du parc place Sainte-Croix-du-Verdon, Bauduen, Les Salles-sur-Verdon et le Galetas, à l’entrée des gorges ; la route « Vers Moustiers-Sainte-Marie » part au nord du lac. Pas de navigation dans les zones de baignade surveillées, ni dans les zones d’exclusion du barrage et de la prise d’eau.

Pour une réponse écrite sur l’eFoil : à Serre-Ponçon, la DDT des Hautes-Alpes ou celle des Alpes-de-Haute-Provence, et le SMADESEP, qui gère le lac et délivre les AOT ; à Sainte-Croix, la DDT du Var ou celle des Alpes-de-Haute-Provence. Ce qui précède résume des textes lus en septembre et en octobre 2026. Ça ne remplace pas leur avis.

Questions fréquentes

A-t-on le droit de faire de l’eFoil à Serre-Ponçon ?

Aucun article ne répond : l’arrêté du 18 mai 2026 ne cite jamais l’eFoil, ni aucune planche à moteur. À notre lecture, une planche à jet relève des règles des véhicules nautiques à moteur (article 5.6 : zone dédiée, de 10 heures au coucher du soleil, 20 heures au plus tard), et une planche à hélice n’est ni interdite ni autorisée par aucun article. Deux bases vendent pourtant des séances, et l’article 5.1 soumet toute activité payante à une autorisation du SMADESEP.

Le lac de Sainte-Croix, dans le Verdon, est-il ouvert à l’eFoil ?

Sans doute pas, à notre lecture. L’arrêté du 15 juin 2017 admet les moteurs électriques (article 3.1), puis son article 6 interdit « toutes les activités motorisées [...] nautiques ». Il ne dit pas lequel des deux l’emporte, et nous n’avons trouvé aucun avis des DDT du Var ou des Alpes-de-Haute-Provence. En aval, à Quinson, le parc écrit noir sur blanc que les foils électriques sont interdits.

Combien coûte une séance d’eFoil à Serre-Ponçon ?

60 € la demi-heure, chez Lake Surfer comme chez E-surfer, 75 € les 45 minutes et 150 € la carte de trois demi-heures. E-surfer vend aussi l’heure à 90 € à ceux qui volent déjà seuls. Tarifs relevés en septembre 2026.

Mon ado peut-il piloter un eFoil sur Serre-Ponçon ?

Hors activité sous autorisation d’occupation temporaire, pas avant seize ans révolus pour un engin motorisé sans permis (article 3.2). Dans une activité sous AOT, c’est la base qui fixe son âge minimum, et chez Lake Surfer, deux sources donnent deux chiffres ; la base tranche au moment de la réservation.

Sur ces deux lacs, un eFoil doit-il être immatriculé, et son pilote avoir un permis ?

À Serre-Ponçon, pas d’immatriculation à notre lecture : le SMADESEP n’en demande aucune sous 2,5 m de coque, quelle que soit la puissance du moteur, et une planche d’eFoil est selon nous dans ce cas. Le permis est moins clair. Le décret du 2 août 2007 met le seuil à 4,5 kilowatts sans dire comment mesurer la puissance d’un moteur de planche. À Sainte-Croix, l’immatriculation commence au-delà de 5 m ou dès 4,5 kW (article 3.3).

Pourquoi voler tôt sur Serre-Ponçon ?

Parce que les brises thermiques se lèvent vers la mi-journée.

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