eFoil sur le lac d’Annecy

Le règlement du lac article par article, puis le Léman et le Bourget

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Sur le lac d’Annecy, l’eFoil est interdit : pas de cours, pas de location, pas même avec ta propre planche. Le règlement de navigation du lac range « les planches à moteur » et « les hydroptères motorisés ou à voiles » parmi les activités interdites, et une planche électrique à foil répond aux deux descriptions. La préfecture de la Haute-Savoie l’a rappelé sans détour à l’été 2024.

Pour voler en Haute-Savoie, il faut changer de lac. Sur la rive française du Léman, à Thonon-les-Bains et à Saint-Gingolph, deux enseignes vendent des cours d’initiation sous un règlement préfectoral qui admet la planche, alors qu’un règlement franco-suisse dit l’inverse. Le lac du Bourget, lui, l’interdit comme Annecy. Chaque règle citée ici vient avec son texte et sa date, et quand c’est notre lecture plutôt que le texte, on le signale.

L’article 2.2 du règlement d’Annecy, et les deux mots qui visent l’eFoil

Le lac a son propre règlement particulier de police de la navigation, pris par le préfet et non par les maires : l’arrêté n° DDT/DIR/UL/2015-0142 du 10 juin 2015, modifié par six avenants de 2016 à 2024. L’article 2.2, « Types d’activités », a été réécrit en entier par l’avenant n° 5 (arrêté n° DDT-2023-0805 du 26 mai 2023). Sa liste des « activités interdites sur le lac » contient, entre les scooters d’eau et les hydroglisseurs, « les planches à moteur », puis plus loin « les hydroptères motorisés ou à voiles ». L’avenant n° 6 du 23 juillet 2024 a retouché d’autres articles, du balisage au port de Doussard, sans toucher à celui-là.

Deux mots, deux prises. Le règlement ne définit pas la « planche à moteur » et ne distingue ni l’électrique du thermique, ni la planche qui glisse de celle qui décolle. L’hydroptère, lui, est défini à l’article 1.2 : « type de bateau dont la coque s’élève et se maintient en équilibre hors de l’eau à partir d’une certaine vitesse grâce à la portance d’un ensemble d’ailes immergées ou foils ». Une planche motorisée portée par son aile coche donc les deux cases. C’est notre lecture, et la préfecture ne dit pas autre chose : son dossier de presse du 24 juillet 2024 rappelle l’« interdiction de la pratique [...] de planches à moteur équipées ou non de foil ». Un dossier de presse n’est pas la loi, mais il montre de quel côté penche l’administration.

Trois fausses pistes, la puissance, l’usage privé et le flyboard

L’article 1.2 range parmi les engins de plage les embarcations de moins de 4,5 kW dont la coque ne dépasse pas 2,50 m. Une planche courte à petit moteur pourrait s’y croire. À lire le texte, elle aurait tort : l’article 2.2 nomme les planches à moteur sans seuil de puissance, et depuis le 14 décembre 2023 la Division 240, la réglementation nationale de sécurité de la plaisance, exclut les planches nautiques à moteur des engins de plage. L’usage privé ne change rien non plus, puisque la liste ne prévoit aucune exception pour le particulier. Reste le flyboard. L’article 2.2 interdit aussi les « engins à sustentation hydropropulsés », mais le règlement range dans cette famille le « fly board », porté par un jet d’eau. L’eFoil tient sur une aile immergée : il n’est pas visé à ce titre, et n’a pas besoin de l’être.

Qui peut changer la règle

Les exceptions passent par le préfet. L’article 7 permet de déroger au règlement « Sur demande motivée [...] par arrêté préfectoral ». Le dossier de presse de 2024 signalait d’ailleurs une « Dérogation en cours pour les hydroptères motorisés SEABUBBLES ». La société avait annoncé en 2023 une ligne pilote de navettes électriques avec l’agglomération du Grand Annecy ; ce qu’est devenue la dérogation, aucune source consultée ne le dit. Une école d’eFoil aurait donc besoin, à nos yeux, d’une modification du règlement ou d’une dérogation, et en plus d’une autorisation d’occupation temporaire, car le lac appartient au domaine public fluvial de l’État et ces autorisations sont attribuées aux professionnels « après mise en concurrence ». Les services de l’État contrôlent toute l’année, davantage l’été. Pour une question précise, l’interlocuteur est la DDT de la Haute-Savoie, dont le service signe « Mission Lacs, Cellule lac d’Annecy ».

Ce sont des lectures, pas des consultations d’avocat : les textes ont été relus le 24 septembre 2026, et la page réglementation de l’eFoil en France fait le même travail pour la mer et pour les autres lacs. Pour Annecy, tout ce qui précède vaut d’après la dernière version du règlement que nous avons pu lire (juillet 2025), et aucune trace d’un avenant n° 7 n’a été trouvée.

Navire à passagers sur foils, coque hors de l’eau dans une gerbe d’écume, photo d’illustration qui ne montre pas le lac d’Annecy
Un hydroptère au sens de l’article 1.2, coque portée par des ailes immergées. Photo d’illustration.

Les écoles d’eFoil à Annecy, et ce qu’il en reste

Takamaka, maison d’activités de plein air du faubourg Sainte-Claire, garde une page eFoil en anglais qui s’ouvre sur un avertissement : la pratique y est « currently prohibited » sur le lac d’Annecy comme sur celui d’Aix-les-Bains, et il n’y a « no lessons or school at the moment ». Plus bas, la page vante encore des planches fabriquées dans son atelier, « Made in Annecy ». L’ancien site d’Izyfoil, fabricant et école à la même adresse, renvoie vers Takamaka, et les autres noms qui remontent dans les recherches mènent à des impasses.

Sur la côte méditerranéenne, deux vendeurs gardent une page « Annecy ». L’un vend une séance encadrée sur un « spot d’Annecy » situé « sur le lac », et son système de réservation ne connaît aucune base à Annecy. L’autre, distributeur de planches sur la Côte d’Azur, se dit prêt à se déplacer au lac pour un essai. Aucun des deux ne cite le texte qui autoriserait une séance sur ce lac, et c’est pour cela qu’on ne les nomme pas.

Deux riders en vol sur des eFoils au pied d’une colline boisée, photo d’illustration qui ne montre pas le lac d’Annecy
Photo d’illustration : sur le lac d’Annecy, l’article 2.2 interdit cette scène.

Ce que le lac accueille à la place

L’électrique n’est pas le problème. L’État demande aux loueurs que leur flotte motorisée compte au moins un tiers de bateaux électriques. Les pédalos à assistance électrique sont admis depuis 2023, à une condition écrite : « L’assistance doit se couper dès que l’usager arrête de pédaler. » Ils sont entrés dans le règlement après une dérogation d’expérimentation en 2021 et une enquête auprès des usagers en 2022, dont l’avenant cite « les résultats positifs ». Pour les planches à moteur, rien de tel dans les textes lus.

Le paddle gonflable, classé engin de plage, reste dans la bande de rive. Le kitesurf a trois zones à lui, au sud du grand lac (Saint-Jorioz, Sevrier), sur le petit lac (Doussard) et au nord du grand lac (Albigny) : de jour seulement, à 50 m des autres pratiquants, à 100 m de toute embarcation et sous la surveillance d’un tiers. Le wing foil s’enseigne à Sevrier, chez Wingfoil-Annecy et NCY SUP, avec un bateau de sécurité. Sa place dans le règlement n’est pas tranchée : l’article 2.2 vise aussi « les hydroptères [...] à voiles », mais l’hydroptère y est un bateau à coque, et une aile tenue à la main n’est, à notre sens, ni une planche à voile ni une planche aérotractée au sens du texte. Aucune autorité ne s’est prononcée sur le wing, le kitefoil ou le windfoil, et cette page ne les dit ni autorisés ni interdits.

Des cours d’eFoil à Thonon et à Saint-Gingolph, rive française du Léman

Le Léman change d’échelle : 580,1 km², dont 234,8 côté français, d’après la CIPEL, la commission franco-suisse qui suit ses eaux. Sur cette rive, les deux offres d’eFoil réservables en ligne se recoupent. Evolution 2 à Thonon donne rendez-vous quai de Ripaille, à la plage municipale, et fait aussi voler à Saint-Gingolph. C’est là que Gliss Camp, société dont le siège est à Tignes, vend l’eFoil « sur la base nautique d’Evolution 2 », aux mêmes prix pour les cours. À Saint-Gingolph, deux guichets pour une seule base.

Chez Evolution 2, le créneau dépasse le temps de pilotage : environ 30 minutes sur l’eau dans une séance de 45, à peu près une heure dans un créneau d’une heure et quart. On démarre couché, puis à genoux ou assis, avant de se lever, sur des planches annoncées jusqu’à 50 km/h et dont la marque n’est pas donnée. Savoir nager est obligatoire ; planche, combinaison, casque et gilet sont fournis. Gliss Camp ajoute une formule de location, « sous réserve de validation de votre niveau d’aptitude », et ouvre l’activité « aux enfants dès 11 ans ». Ce sont des activités d’été, au calendrier variable.

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Tarifs eFoil affichés sur la rive française du Léman, relevés en septembre 2026
FormuleEvolution 2Gliss Camp
Groupe, 30 min70 €70 €
Groupe, 45 min100 €100 €
Groupe, 1 h125 €125 €
Privé, 45 min130 €130 €
Privé, 1 h160 €160 €
Stage, 3 séances de 45 min255 €non relevé
Location après test de niveaunon relevée60 € (30 min), 75 € (45 min), 90 € (1 h)
Groupe : prix par personne ; privé : prix de la séance. Chez Evolution 2, la durée est le temps sur l’eau.

Saint-Gingolph, un village sur la frontière

La Morge coupe le village en deux et marque la frontière. Devant sa moitié suisse, l’eau est suisse et l’eFoil interdit, sans texte français à y opposer. On vole donc côté France. La base sait où s’arrête sa zone de vol et par où l’on traverse la bande de rive ; ces deux réponses se prennent avant de partir.

Léman et Bourget, texte contre texte

Le Léman, deux textes qui se contredisent

Côté français, l’article 6.5 du règlement du Léman (arrêté n° DDT/STC/PLL/2015-0202 du 23 juin 2015, article créé par l’avenant n° 5 du 23 juillet 2020) dispose : « L’usage des foils pour les planches nautiques à moteur électrique, qui en sont dotées, n’est autorisé qu’en dehors de la bande de rive. » Cette bande mesure 300 mètres et la vitesse y est limitée à 10 km/h (article 3.1). L’article 6.5 impose aussi un départ depuis la berge, un casque, un gilet ou une aide à la flottabilité et une lampe étanche d’au moins six heures d’autonomie, à n’importe quelle distance du bord. Il interdit la pratique à plus de 2 milles d’un abri, par avis de tempête, dans les ports publics, dans les zones de baignade pendant la saison fixée par le règlement, dans les roselières de la baie de Coudrée et dans l’estuaire de la Dranse. Comment traverser la bande, le texte ne le dit pas ; à notre lecture, posé sur la coque, à 10 km/h au plus. La version la plus récente que nous ayons pu ouvrir date de juin 2021.

Or le règlement de la navigation sur le Léman, commun à la France et à la Suisse et publié en France par le décret n° 2019-644, dit à son article 78d, en vigueur depuis le 1er juin 2019 : « L’usage des véhicules nautiques à moteurs et de tout engin similaire quel qu’en soit le mode de propulsion est interdit. » Dans son arrêt 6B_315/2022 du 29 septembre 2022, le Tribunal fédéral suisse a confirmé une amende de 300 francs pour un eFoil parti d’un débarcadère genevois : il ne faisait « pas de doute » à ses yeux que la planche était un « engin similaire ». Il a ajouté que l’arrêté français ne liait pas la justice suisse.

Du côté français, on n’a trouvé aucune décision de justice et aucune position du gouvernement. Pour nous, l’accord international publié par décret passe avant l’arrêté préfectoral, et voler sur cette rive garde un vrai risque juridique ; l’arrêté reste pourtant le texte qu’y appliquent la gendarmerie et la DDT. En eaux suisses, c’est interdit. Pour qui cherche depuis la Suisse, Annecy n’offre pas de repli.

Le lac du Bourget, fermé lui aussi

À Aix-les-Bains, même réponse, autres mots. L’article 3.11 du règlement du lac du Bourget (arrêté n° 2014-695 du 18 mai 2015, modifié par l’arrêté n° 2023-0164 du 28 avril 2023) dit : « Sont notamment interdits sur le lac du Bourget : [...] les planches à moteur, [...] les vélos hydrofoils (à moteur électrique ou non) ». Aucune distinction de motorisation pour les planches, et des vélos à foil dans la même liste : on voit mal comment l’eFoil y échapperait. La bande de rive fait 200 mètres, à 5 km/h, comptés depuis la rive ou depuis la limite des roselières protégées (article 3.2). Ces lignes suivent la version consolidée de mai 2023, la dernière lue. Aucune école n’y propose l’eFoil.

Plus au sud, Serre-Ponçon et Sainte-Croix ne nomment pas l’eFoil : le premier ne tranche pas, le second penche vers l’interdiction, et cette page ne présente aucun des deux comme un spot. La valeur sûre, c’est la mer. Notre annuaire des locations d’eFoil y recense des bases, dans le Var comme en Corse, et les règles de base y tiennent en une ligne : l’eFoil est une planche nautique à moteur, qui navigue de jour, à moins de 2 milles d’un abri, à 5 nœuds dans la bande des 300 mètres, avec gilet et lampe au-delà.

Eau froide, bise et rives protégées, le lac d’Annecy sans eFoil

Le SILA, syndicat mixte qui gère le lac, lui donne 27 km², 14,6 km de long, 447 m d’altitude et 78,7 m au plus profond, dans le « trou de Boubioz ». C’est le deuxième lac français par la superficie après le Bourget, la partie française du Léman mise à part, et « l’un des plus purs d’Europe en contexte urbanisé ». L’hiver, l’eau est froide. En 2021, par exemple, le suivi du SILA et de l’INRAE a mesuré 6,5 °C sur toute la colonne d’eau du grand lac le 19 janvier, et 22,3 °C en août dans la couche de surface. Selon une étude de l’INRAE pour le SILA (2024), cette surface s’est réchauffée de 0,25 °C par décennie ces dernières années. La préfecture, dans ses consignes d’été, met pourtant en garde contre les eaux froides et le « risque d’hydrocution ».

Le vent décide pour le wing, le kite et la voile. Une école de Sevrier tient la bise, vent du nord établi entre 8 et 12 nœuds, pour le meilleur vent d’apprentissage ; le vent d’ouest se lève d’ordinaire en fin de journée l’été, et la préfecture prévient kayaks et paddles que le vent « se lève généralement en fin d’après-midi ». D’où, à notre avis, le prix des matinées calmes pour l’eFoil sur les lacs où il vole : la planche n’a besoin d’aucun vent.

Lac calme dans la brume du matin, radeau flottant givré au premier plan, photo d’illustration qui ne montre pas le lac d’Annecy
Photo d’illustration d’un matin d’hiver, prise ailleurs : l’eau d’Annecy peut alors descendre sous les 10 °C.

Feux orange, réserves, plages

Un feu orange à environ 40 éclats par minute signale l’avis de prudence, vent au-delà de 50 km/h : engins de plage et baignade interdits. Vers 90 éclats, c’est l’avis de danger, vent au-delà de 70 km/h : chaque embarcation regagne un abri, et seuls les bateaux autorisés à transporter plus de 12 passagers continuent de naviguer (articles 2.5.1 et 2.5.2). Deux réserves naturelles bordent le lac, le Bout du Lac à Doussard (84,53 hectares, créée en 1974) et le Roc de Chère à Talloires-Montmin (68,24 hectares, créée en 1977). Devant la première, un périmètre balisé est fermé à la baignade, à la plongée et à toute embarcation, sauf celles des pêcheurs professionnels, du SILA et du gestionnaire de la réserve (article 3.16).

L’office de tourisme recense treize plages, des Marquisats à Annecy aux Cassines à Talloires-Montmin. Depuis 2024, un baigneur isolé qui nage hors des zones balisées doit se faire accompagner d’un bateau au-delà de la bande de rive. Pour venir, un TGV direct relie Paris à Annecy, et l’aéroport de Genève est à 50 km. Si l’envie d’avoir ta propre planche naît au bord de l’eau, garde en tête qu’elle ne volera pas plus ici que sur le Bourget. Avant de regarder le prix ou l’achat d’un eFoil, demande-toi où tu la mettras à l’eau : en mer, ou sur la rive française du Léman, sous deux textes contraires.

Questions fréquentes

J’ai mon propre eFoil : puis-je le mettre à l’eau à Annecy depuis un terrain privé ?

Non. L’interdiction de l’article 2.2 vaut sur tout le lac, pour un particulier comme depuis une rive privée.

Le wing foil et le kitefoil tombent-ils sous la même interdiction ?

Les textes lus ne répondent pas. L’article 2.2 vise aussi « les hydroptères motorisés ou à voiles », mais le règlement définit l’hydroptère comme un type de bateau dont la coque s’élève sur ses ailes. Tant que la DDT de la Haute-Savoie ne s’est pas prononcée par écrit, on ne tranchera pas à sa place.

Une page web vend un essai d’eFoil « sur le lac d’Annecy » : est-ce légal ?

Pas au regard du règlement du lac. Seul un arrêté du préfet pourrait y déroger, et aucun n’a été trouvé pour des planches de loisir. Demande par écrit sur quelle eau se tiendrait la séance et quel texte l’autorise ; sans réponse nette, passe ton tour.

Pourquoi les écoles du Léman tiennent-elles tant aux eaux françaises ?

Parce que le lac vit sous deux régimes. Sur la rive française, le règlement du préfet admet la planche électrique à foil hors de la bande de rive de 300 mètres. Le règlement commun aux deux pays interdit pourtant sur tout le lac « tout engin similaire » aux véhicules nautiques à moteur, et en 2022 le Tribunal fédéral l’a appliqué à un eFoil parti d’un débarcadère genevois, amende de 300 francs confirmée. En eaux suisses, l’affaire est entendue ; en eaux françaises, aucun juge ne s’est prononcé. À Saint-Gingolph, où la Morge fait frontière, fais-toi montrer la limite avant de partir.

Le règlement du lac d’Annecy pourrait-il s’ouvrir un jour à l’eFoil ?

Rien ne l’annonce. Le pédalo à assistance électrique y est entré par une expérimentation, une enquête auprès des usagers puis un avenant ; aucune démarche comparable n’apparaît pour les planches à moteur, que la préfecture disait encore interdites en 2024, « équipées ou non de foil ». Un éventuel avenant n° 7 serait le texte à lire.

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