eFoil sur le Léman

Où prendre un cours entre Thonon et Saint-Gingolph, et pourquoi la frontière au milieu du lac change la réponse

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Sur le Léman, la réponse change au milieu du lac. En France, deux enseignes, une à Thonon-les-Bains et une à Saint-Gingolph, vendent des séances d’eFoil encadrées, sous un arrêté du préfet qui admet la planche électrique à foil au-delà de la bande des 300 mètres. Dans les eaux suisses, la même planche est interdite : un rider parti d’un débarcadère genevois l’a appris à ses dépens, jusque devant le Tribunal fédéral.

Les deux textes se contredisent, et l’un ne se lit pas sans l’autre. Depuis juillet 2020, l’arrêté du préfet admet les planches nautiques à moteur électrique à foil au-delà de la bande de rive de 300 mètres, à condition de partir de la berge, de rester à moins de 2 milles d’un abri et de porter casque, gilet et lampe. Le règlement de la navigation commun aux deux pays, lui, interdit « tout engin similaire » aux véhicules nautiques à moteur, et le Tribunal fédéral suisse y a rangé l’eFoil en 2022. Sur la rive suisse, c’est donc interdit, et jugé ; sur la rive française, aucun tribunal n’a encore eu le dossier entre les mains.

Cette page s’appuie sur les textes officiels, les bulletins de la CIPEL et de MétéoSuisse et les pages des deux vendeurs, relus en septembre 2026. Là où c’est nous qui interprétons, la phrase le dit.

Rider en combinaison intégrale en vol sur un eFoil, sur un grand lac bordé de montagnes boisées, sous des cumulus (photo d’illustration)
Photo d’illustration : la tenue d’une eau fraîche.

Thonon, Évian, Saint-Gingolph : où l’on vole sur la rive française

Des 200,2 km de rives du lac, 58,0 km sont français, d’après la Commission internationale pour la protection des eaux du Léman (CIPEL). Sur cette rive, nos recherches n’ont fait apparaître que deux enseignes qui vendent l’eFoil en ligne.

À Thonon-les-Bains, Evolution 2, un réseau national d’activités de plein air, donne rendez-vous quai de Ripaille, sur la plage de la pinède, entre la piscine municipale et le château de Ripaille. Les débutants partent sur le ventre, passent à genoux ou assis, puis se lèvent, sur des planches données pour 50 km/h au maximum, sans que la base en cite la marque. Lis bien les durées : la formule « 30 minutes » tient dans un créneau de 45 minutes avec le moniteur. Juste à l’est débouche la Dranse. Son estuaire est fermé à toute navigation (article 3.5), et le delta, réserve naturelle nationale depuis 1980, a une règle que son gestionnaire résume en trois mots : « Toute navigation interdite ».

Entre les deux bases, Évian-les-Bains n’a pas d’école d’eFoil en activité, sauf erreur de notre part. À Amphion, sur la commune de Publier, Léman E-foil faisait voler depuis le port ; son site ne répond plus, et la dernière trace qu’on en ait trouvée, sur le site économique de Publier, date de juillet 2022. Devant Évian, le règlement place un port public, un débarcadère et le ponton du Casino (article 2.7) ; sa liste des zones de baignade balisées, à l’article 7.2, ne cite pas la ville. La police des plages du maire s’y applique quand même (article 3.2).

Au bout de la rive, Evolution 2 a sa seconde base à Saint-Gingolph, sur la plage municipale, contre la baignade surveillée. Gliss Camp, dont le siège social est à Tignes, y vend lui aussi l’eFoil, « sur la base nautique d’Evolution 2 » d’après sa page, et ses cours coûtent le même prix : une plage, deux caisses. La même enseigne y ajoute une location, « sous réserve de validation de votre niveau d’aptitude ». Le village est coupé en deux par la Morge, qui fait office de frontière ; sur le lac, à l’est de l’aile tracée par la convention franco-suisse de 1953, l’eau est suisse. Entre la zone de baignade balisée, le débarcadère public à tenir à 100 mètres et cette frontière, les premiers mètres paraissent serrés. Demande par où l’on sort, et où s’arrête la zone de vol vers l’est.

Tout cela se passe l’été, à des dates qui changent d’une base et d’une année à l’autre.

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Rive française du Léman : les formules d’eFoil des deux vendeurs
FormuleEvolution 2 (Thonon, Saint-Gingolph)Gliss Camp (Saint-Gingolph)
Groupe, 30 min70 €70 €
Groupe, 45 min100 €100 €
Groupe, 1 h125 €125 €
Privé, 45 min130 €130 €
Privé, 1 h160 €160 €
Stage débutant255 € (3 × 45 min)255 €
Stage perfectionnement255 € (3 × 45 min)225 €
Location après test de niveaunon relevée60 € (30 min), 75 € (45 min), 90 € (1 h)
Tarifs affichés sur les sites des deux vendeurs, relevés en septembre 2026 ; ils peuvent changer. Groupe : prix par personne. Chez Evolution 2, la durée des séances de groupe correspond à peu près au temps passé sur l’eau, trois riders au plus par groupe, savoir nager obligatoire. Gliss Camp accepte dès 11 ans. Équipement compris.

L’annuaire de la location d’eFoil range ces deux vendeurs à côté des deux bases de Serre-Ponçon.

Un arrêté qui ouvre, un traité qui ferme

Côté français, le texte est l’arrêté n° DDT/STC/PLL/2015-0202 du 23 juin 2015 portant règlement particulier de police de la navigation sur le lac Léman. Son cinquième avenant, l’arrêté n° DDT-2020-0989 du 23 juillet 2020, a créé l’article 6.5 : « L’usage des foils pour les planches nautiques à moteur électrique, qui en sont dotées, n’est autorisé qu’en dehors de la bande de rive. » Cette bande, large de 300 mètres, longe toute la rive française, et on n’y dépasse pas 10 km/h (article 3.1).

Le même article exige un départ « depuis la berge » et interdit la pratique à plus de 3,7 km (2 milles) d’un abri, dès qu’un avis de tempête est émis, dans les eaux d’un port public, à moins de 100 mètres des passes navigables et des débarcadères publics, dans les zones de protection de la baignade et des plages pendant la saison fixée par le règlement, et sans condition de saison dans les zones de végétation lacustre, dans l’estuaire de la Dranse et dans les roselières de la baie de Coudrée. Casque, gilet ou combinaison à flottabilité positive et lampe étanche d’au moins six heures d’autonomie sont obligatoires « quelle que soit la distance aux berges », une exigence propre au Léman.

Comment franchir ces 300 mètres, le texte ne le précise pas ; on en déduit une traversée coque dans l’eau, sans dépasser les 10 km/h. À cette vitesse, écrivait le Conseil fédéral suisse en 2023, « un e-foil ne se soulève pas au-dessus de l’eau ». L’article 6.5 impose aussi un chenal réservé aux planches à moteur « lorsqu’il existe ». Le règlement consolidé n’en crée aucun.

En face, il y a le règlement de la navigation sur le Léman (RNL), annexé à l’accord franco-suisse du 7 décembre 1976 et valable d’une rive à l’autre. La France l’a publié par le décret n° 2019-644 du 25 juin 2019, et son article 78d, applicable depuis le 1er juin 2019, tient en une phrase : « L’usage des véhicules nautiques à moteurs et de tout engin similaire quel qu’en soit le mode de propulsion est interdit. » L’arrêté du préfet cite lui-même le RNL parmi les textes qui régissent la navigation sur la partie française (article 1.1).

Le 29 septembre 2022, par l’arrêt 6B_315/2022, le Tribunal fédéral a rejeté le recours d’un rider sorti d’un débarcadère genevois : il ne fait « pas de doute », écrit-il, que l’eFoil est un « engin similaire ». Les juges ajoutent que l’arrêté français n’est pas « susceptible de lier les autorités judiciaires suisses », et que l’accord ne proscrit pas « d’emblée » des interprétations différentes, chaque pays appliquant ses propres sanctions. D’où deux réponses pour un même lac.

Côté français, ni jugement ni prise de position du gouvernement n’ont été trouvés. Dans la hiérarchie des textes, un accord international publié par décret l’emporte sur un arrêté préfectoral, et voler depuis Thonon ou Saint-Gingolph garde donc une part de risque juridique ; sur place, ce sont pourtant la gendarmerie et la DDT qui contrôlent, et elles appliquent l’arrêté. Détail qui n’arrange rien, l’article 6.5 a été créé en juillet 2020, un peu plus d’un an après l’entrée en vigueur de l’article 78d.

Ces lignes s’appuient sur la version du règlement la plus récente qu’on ait pu ouvrir, celle de juin 2021. Elles ne sont pas un avis juridique, seulement des textes relus le 25 septembre 2026. Toute question que ces textes laissent ouverte s’adresse par écrit au pôle lac Léman de la DDT de la Haute-Savoie, à Thonon. La page consacrée à la réglementation de l’eFoil sur les lacs met le Léman en regard d’Annecy et du Bourget.

Côté suisse, deux interdictions au lieu d’une

Sur les 580,1 km² du lac, 345,3 km² sont suisses (CIPEL). La frontière suit une ligne médiane remplacée par un polygone de six côtés, avec deux ailes transversales, à Hermance et à Saint-Gingolph (convention franco-suisse du 25 février 1953, publiée en France par le décret n° 60-23 du 12 janvier 1960). Dans ces eaux, l’article 78d s’applique comme partout, et le droit suisse ajoute son propre verrou. L’ordonnance sur la navigation intérieure (ONI) vaut « sur les eaux suisses, y compris celles qui sont frontalières », et les bateaux de moins de 2,50 m « ne peuvent être équipés d’un moteur » (articles 1 et 121, alinéa 5).

Le Conseil fédéral l’a écrit le 1er février 2023, en réponse à l’interpellation 22.4313 : « les e-foils (ou surfs électriques à foil) et les planches de surf électriques ne sont pas autorisés en Suisse ni sur les eaux frontalières ». Une motion demande de les autoriser. Le gouvernement en a proposé le rejet, tout en annonçant une révision totale de l’ONI où la demande « peut être largement prise en compte » ; à la relecture de septembre 2026, le Conseil national ne l’avait pas encore votée. Même révisée, l’ONI ne suffirait pas, à elle seule, à ouvrir le Léman, si l’on s’en tient à l’accord de 1976, dont l’article 1 ne permet de modifier l’article 78d que par un échange de notes entre les deux gouvernements.

Depuis Genève, certaines offres emmènent les riders en bateau vers les eaux françaises, ou annonçaient des départs de la plage de Tougues, à Chens-sur-Léman. Cette page ne les liste pas. Un départ en bateau se concilie mal avec l’article 6.5, qui veut un départ depuis la berge (c’est ainsi qu’on le lit), et Tougues touche une zone archéologique fermée à toute navigation. Pour qui vient de Suisse, partir d’un rivage suisse ou voler en eaux suisses tombe sous le RNL et l’ONI ; y entrer depuis une base française aussi, selon nous. Le seul cas publié s’est soldé par 300 francs d’amende, plus 3 000 francs de frais judiciaires devant le Tribunal fédéral.

Bouées, débarcadères, réserves : lire la rive depuis la planche

La bande des 300 mètres n’est balisée que par points. Neuf bouées repères, des sphères jaunes de 800 mm de diamètre, la signalent de Maxilly-sur-Léman à Yvoire, en passant par Évian, Publier et Thonon (article 7.1). Devant Saint-Gingolph, aucune. Entre deux repères, on juge la distance à l’œil ou au GPS, c’est du moins ce qu’on en déduit.

Une zone de baignade protégée se reconnaît à ses bouées jaunes de 400 mm, marquées du pictogramme A1 d’interdiction de navigation (article 7.2). Il y en a à Saint-Gingolph, Publier, Thonon, Sciez et Excenevex. L’estuaire de la Dranse, les roselières de la baie de Coudrée et le site préhistorique immergé de Tougues, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, restent fermés à toute navigation, saison ou pas (articles 3.4, 3.5 et 3.11).

Les bateaux à passagers en service régulier ont la priorité, et tout engin s’en tient à 50 mètres au moins (articles 4.1 et 4.2). Le piège le moins visible est au fond : la carte du règlement signale des « zones de vigilance », hauts-fonds et blocs erratiques sans bouée, à passer à 10 km/h au plus (article 3.13). Un mât de foil descend loin sous la planche.

Quand les feux jaunes clignotent à environ 40 éclats par minute, c’est l’avis de prudence, pour des rafales de 25 à 33 nœuds. À environ 90 éclats, avis de tempête, avec des rafales qui peuvent dépasser 33 nœuds : toute navigation cesse sauf celle des bateaux à passagers, chaque conducteur regagne au plus vite l’abri le plus proche, et la planche à moteur est interdite dès cet instant (articles 2.5 et 6.5 du règlement préfectoral, articles 57 et 58 du RNL).

Bise, bornan, vaudaire, puis l’eau

D’après MétéoSuisse, deux grands vents dominent le lac. La bise, du nord-est, est « nettement dominante dans la première moitié de l’année, notamment au printemps ». Le Vent, avec une majuscule, souffle le plus souvent du sud-ouest et précède volontiers une perturbation. L’été, par temps stable, ils laissent place à des brises, généralement de 5 à 10 nœuds ; sur la rive française, celles de la journée vont du centre du lac vers le bord, faibles et sans nom. C’est surtout ces jours-là qu’un débutant a des chances de trouver l’eau plate qu’il cherche.

Le danger vient des coups de vent d’orage. Le bornan, ce « gros coup de tabac » qui peut s’abattre sur une partie du Grand-Lac à hauteur de Thonon et jusque sur le Haut-Lac, arrive en bonne partie canalisé par la vallée de la Dranse et peut atteindre 30 à 40 nœuds ; ses effets se sentent surtout en face, entre Rolle et Lutry. La vaudaire, un sud-est venu de la vallée du Rhône et « redoutée pour sa soudaineté et sa force », frappe le Haut-Lac, donc Saint-Gingolph. Sous sa forme orageuse, d’avril à septembre, elle se lève vingt à trente minutes après le passage de l’orage sur la vallée du Rhône et dure de vingt minutes à trois heures environ. Signe à guetter : de gros cumulus, voire des cumulonimbus, qui bourgeonnent sur les reliefs, surtout sur les Préalpes savoyardes.

Ronds concentriques sur une eau lisse et grise (photo d’illustration, prise hors du Léman)
Photo d’illustration : une eau sans un souffle.

D’après les mesures de la CIPEL au large, dans les dix premiers mètres, l’eau faisait en moyenne 10,90 °C au printemps 2026. En 2024, on lisait 17,6 °C le 18 juin et 21,1 °C le 6 août ; en 2025, encore 21,19 °C le 8 septembre, puis 13,89 °C le 29 octobre. Les deux vendeurs fournissent la combinaison. En cas de pépin, la Société internationale de sauvetage du Léman, une organisation franco-suisse de bénévoles, a des sections de Saint-Gingolph à Yvoire ; son site rappelle les numéros d’urgence, le 112 en Europe et le 117 en Suisse.

Venir de Genève, de Lausanne ou d’Annecy

Sans voiture, la ligne L1 du Léman Express relie Genève-Cornavin à Thonon-les-Bains et à Évian-les-Bains. Les bateaux de la CGN traversent de Lausanne vers Évian et vers Thonon, sauf quand la compagnie déclenche son « Plan Tempête ». Par la route, compte environ 34 km de Genève à Thonon et 62 km jusqu’à Saint-Gingolph.

D’Annecy, Thonon est à environ 77 km, et le détour s’impose puisque le lac d’Annecy ferme sa porte à l’eFoil : son règlement inscrit les planches à moteur sur la liste des activités interdites, et celui du Bourget fait de même. Le règlement de Serre-Ponçon ignore l’engin, celui de Sainte-Croix tend plutôt vers le non. Le seul terrain net en droit français reste la mer, où l’eFoil compte comme planche nautique à moteur et où les règles tiennent en une phrase : jour seulement, jamais plus de 2 milles d’un abri, 5 nœuds à l’intérieur des 300 mètres, gilet et lampe une fois sorti de la bande, sur la Côte d’Azur comme dans le Var.

Avec ta propre planche, rien ne change. Le permis comme l’immatriculation restent sans réponse écrite en France (voir la réglementation de l’eFoil). La planche de surf électrique sans foil n’offre pas de raccourci. Telle qu’on lit l’article 6.5, elle peut rester dans la bande de rive, à 10 km/h, mais tout le reste de l’article s’applique à elle, et le Conseil fédéral suisse l’exclut comme l’eFoil, eaux frontalières comprises. Le wingfoil n’est nommé par aucun texte lu ; cette page ne le dit ni permis ni interdit.

Avant de payer, demande par écrit à la base par où l’on quitte la plage, comment on traverse la bande de rive et quelle autorisation de louage elle détient. Le RNL soumet le louage, « même à titre accessoire », à une autorisation (article 92), qui vaut selon nous pour un eFoil ; aucun des deux vendeurs ne publie la sienne.

Questions fréquentes

L’eFoil est-il autorisé sur le lac Léman ?

Ça dépend de la rive. En eaux suisses, non : le règlement franco-suisse de la navigation l’interdit comme « engin similaire » à un jet-ski, le Tribunal fédéral l’a confirmé en 2022, et l’ordonnance suisse refuse en plus tout moteur à un bateau de moins de 2,50 m. En eaux françaises, l’arrêté du préfet de la Haute-Savoie admet la planche électrique à foil au-delà de 300 mètres du bord, avec casque, gilet et lampe. Le texte commun aux deux pays dit l’inverse, et la contradiction entre les deux attend toujours un juge français.

Où faire de l’eFoil près d’Évian ?

Pas à Évian même, à notre connaissance : les deux bases les plus proches sont à Thonon-les-Bains et à Saint-Gingolph.

Peut-on louer un eFoil sans moniteur sur la rive française ?

Chez Gliss Camp, à Saint-Gingolph, oui : la location va de la demi-heure à l’heure, après validation de ton niveau, et l’activité y est ouverte dès 11 ans. Evolution 2 vend des séances encadrées et des stages, dont un pour qui vole déjà seul. Planche, combinaison, casque et gilet sont fournis chez l’un comme chez l’autre.

Faut-il un permis pour piloter un eFoil sur le Léman ?

Aucun texte ne permet de le dire. La préfecture demande le permis plaisance pour un bateau motorisé de plus de 4,5 kW, et l’accord franco-suisse de 1976 un permis au-delà de 10 CV, valable sur tout le lac. Ni l’un ni l’autre ne dit comment compter la puissance d’un moteur électrique de planche. Pour une séance encadrée, pose la question à la base en réservant.

Une planche de surf électrique sans foil échappe-t-elle à ces règles ?

En grande partie, non. L’article 6.5 de l’arrêté ne parle des foils que dans sa première phrase : départ depuis la berge, 2 milles d’un abri au plus, zones fermées, casque, gilet et lampe valent pour toute planche nautique à moteur. Et pour le Conseil fédéral suisse, les planches de surf électriques ne sont pas plus autorisées que les eFoils, en Suisse comme « sur les eaux frontalières ».

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